Dans cette terrible agonie, ma fille, Je cueillais tous les péchés du monde, telle une antenne, Je percevais et
emmagasinait toutes les imperfections, les faiblesses, les malfaisances du monde entier. Je m’offrais pareil à un immense vase qui se remplissait de toutes vos infidélités envers ce Père d’amour.
Je suis Moi le Pur, le lien entre le péché et la pureté Glorieuse.
Comprends bien ma fille, que pour accéder à cet état ; c’est par Moi qu’il faut passer. Je suis le pont d’amour qui relit la
terre et la patrie céleste. Et ce pont est d’une solidité sans faille, il a été bâtit avec amour dans la souffrance, et chaque pierre que vous ajoutez à ce chemin en m’offrant et m’accompagnant
jusqu'à la croix vous l’élargissez pour conduire vos frères sur cette route.
Mon cœur est grand, mon amour sans fin. Je suis toujours en agonie au jardin….Je ramasse toujours vos misères …
Et a chaque Eucharistie, c’est toujours cette offrande que Je vis, ce don de Moi-même, venez en toute confiance et joignez vous à Moi.
Pensez que Je suis le vivant sur l’autel qui continue inlassablement, avec passion, à s’offrir pour vous. Recevez Mon Corps et Mon Sang , reconnaissants, remplis d’amour et débordant
d’actions de grâce, ne laissez pas mon agonie perpétuelle inutile, Mon sang se sont vos péchés, ne le laissez pas couler inutilement, ne Me laissez pas seul. J’ai soif de votre amour.
J’ai accepté les pires injures, souillures. J’étais prisonnier, enchainé dans un cachot malodorant, sombre ; mes seuls
compagnons.. des rats. La nuit a été lenteur infinie, et Mon cœur déjà, saignait devant le désespoir vécu par Juda, l’ignominie de cet acte, l’a poussé à un autre acte que je ne voulais
pas ! Il a manqué de repentir et de confiance en Ma Miséricorde !
Mon bon Pierre, lui, ses regrets, sa sincérité, ses larmes, lui ont acquis la Lumière. Bien sûr, Je l’ai choisis pour être le premier
chef de Mon Église, son expression bourrue, son grand cœur, sa fidélité ébranlée par la peur, Je les aimais, et Mon Esprit l’a fortifié tout le long de son existence, afin de me servir
jusqu’au martyre.
Au cour de cette nuit d’agonie ma fille, des tortures et outrages m’ont été infligés, et lorsqu’ils s’arrêtaient, Je les entendais
rire et s’amuser, ils ne se doutaient pas que Je subissais pour les sauver. Eux aussi Je les aimais… et ils ne le savaient pas.
Je ne Me suis pas plaint, Je me taisais. Il fallait accepter ; de
toute Mon Éternité Je le désirais. Mon amour n’empêchait pas mes souffrances.
Deux forces différentes, qui entrelacées et fécondées par Mon sang, atteignent le cœur miséricordieux au Père.
Croyez à Ma parole
Croyez à Ma Passion Douloureuse
Croyez à Ma Mort qui donne vie
Croyez à Mon amour
Croyez à Ma gloire qui vous attend
Venez à Moi les bénis de Mon Père
J’étais épuisé, mais l’esprit d’amour me soutenait. Déshabillé, il m’ont lié les
poignets et attaché, tout le long de mon corps ils projetaient férocement des boules de plomb attachés à leur fouet. Les meurtrissures étaient intenses, les larmes coulaient sur mon visage déjà tuméfié, des rugissements rauque accompagnaient leurs gestes. La haines déferlai sur Moi. J’avais envie de
hurler, ne crois pas que c’était tendre et facile… Mais je me taisais, ce qui excitait encore plus leur fureur, et ils redoublaient de violence. Ils ne se sont arrêtés que parce qu’ils me
désiraient vivant et mourant sur la croix. Ils ne voulaient pas m’achever là, mais ils espéraient jouir du méchant plaisir de me voir m’écrouler et implorer leur pitié, d’avoir une réaction
humaine tout à fait normale. Ils ne connaissaient pas la force de Mon amour et la force du désir de vous sauver. Alors ils ont essayé de me ridiculiser…. Tel un pantin entre leurs mains, J’ai
continué à accepter…
Oh oui ! devant eux ils avaient un piteux Roi ! Mon sang coulait de la couronne d’épine, envahissait mon visage, mon cou et
se perdait sur mon corps. Ils me bousculaient, me frappaient. Ils éjectaient leur crachat sur mon visage, ils se moquaient de mon accoutrement rouge qu’ils tiraillaient dans tous le sens, et JE
perdais l’équilibre, piétinant, courbé, car recevant des coups. Cela ressemblait à une horrible danse macabre. Mais ma couronne ne tombait pas, elle était bien encrée ma Royauté !... Mais je
les aimais.
Oh, quant à ma marche funèbre, que de mépris m’accompagnait ! des injures fusaient de tout côté, les pierres pleuvaient, les
rires accompagnaient les moqueries extravagantes. Mon corps meurtri, Je peinais pour porter ce bois. Oui, Je suis tombé, car bousculé avec dédain et épuisé, Mes pieds sur les pierres brûlantes du
chemin se tordaient. Oui , invité par les soldats un homme m’a aidé à porter le fardeau, mais la chute suivante, sous les coups de fouets des soldats, J’ai dû seul continuer. Ma tendre Mère,
pleurant, courageusement m’accompagnai. Des femmes qui m’avaient suivi lors de ma prédication, serrées les unes contre les autres tendaient les mains, pleuraient. J’ai eu pitié d’elles, Je les
consolais. Tout ceci dans une gigantesque effervescence de haine, de colère contre moi. Qu’elle a été dure, pénible, longue, méprisante cette épreuve, mais toujours la souffrance et l’amour unis
m’ont tenus jusqu’au terme de cette douloureuse marche.
Tu sais ma fille, comme je te l’ai déjà dis, tout était au rendez vous pour m’accabler au plus profond.
L’abandon, la soif de l’amour, les meurtrissures, la haine, le rejet, la solitude, entouré du venin de la foule, la chaleur
torride…
Mais où sont les anges ? Je ne les vois plus !
Mon Père viens me consoler
Je ne t’entends plus…
Mère ! Je ne peux plus te serrer dans mes bras, sur mon cœur….
Mes amis, mes frères pourquoi avez-vous fuis ?
Ne me rejetez pas !
Je vous aime…Je meurs pour vous !
Attendez !... Attendez moi Je reviens.
Je n’abandonne aucun de mes frères. Je vais les chercher, tous mes serviteur, mes prophètes qui m’attendaient. Eux aussi je les veux
dans MA Gloire.
Vous êtes tous sauvés mes enfants chéris, mais venez à Moi. Eux ont cru à ma venue et ma Rédemption .
Vous !!!, croyez à mon salut et à ma présence Eucharistique.